Et s’il suffisait de simplement s’arrêter ? - Le chant du silence
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Et s’il suffisait de simplement s’arrêter ?

Quel que soit notre âge, que nous soyons encore jeunes ou plus âgés, quelle est notre aspiration la plus profonde ?…

Tous, sans exception, nous voulons toujours être heureux !

Et que voulons-nous éviter ?…

Les problèmes et les souffrances.

A l’origine du bonheur que nous pouvons déjà expérimenter, et à l’origine également des souffrances que nous subissons, nous pouvons trouver toutes sortes de causes. Or les principales sont la plupart mentales et découlent le plus souvent de la manière dont nous dirigeons nos pensées*.

Notre cerveau le plus instinctif évalue tous les stimuli venant du monde extérieur de manière simple en fonction de leur contribution à notre survie, et il les relie à deux types de sensations : le plaisir et la douleur. Il n’y a pas de terrain d’entente ; soit il y a la douleur ou soit le plaisir-récompense : c’est le langage de notre cerveau face aux stimuli extérieurs. Nous avons donc deux circuits qui ne fonctionnent jamais en même temps  et qui sont activés en fonction de l’interprétation que nous faisons de la réalité; lorsque l’un est activé l’autre est désactivé et vice versa.

Si le bonheur dépend essentiellement de la façon dont nous dirigeons nos pensées et en relation à la façon dont nous interprétons la réalité, alors mieux vaut tout d’abord que nous essayons de bien nous connaître pour cerner ce que sont nos pensées. Puis de déterminer quelles sont celles à transformer, parce que cause de troubles et de mécontentement, et celles à développer parce que source de paix, de tranquillité et de bonheur.

Car nous avons finalement besoin de réconfort et de calmer le mental. Selon la psychologie contemplative de la Pleine Conscience, cela passe par prendre soin de soi.

Pour cela, il est primordial d’acquérir une bonne connaissance de notre mental et de tout ce qui se passe en nous afin de prendre conscience et d’explorer nos émotions comme la colère, la jalousie, la convoitise, le désir, l’attachement, l’orgueil… ainsi que de nos mécanismes automatiques ou nos réactions démesurées, impulsives mais encore nos sentiments de tristesse, de dépression, ou bien notre capacité à gérer le stress par exemple.

Et comment pouvons-nous en prendre soin ?

En vous arrêtant ! Puis dans ce moment d’arrêt, en essayant de reconnaître, de sentir, ce qu’il y a là en vous.

Notre société encourage à vivre stressé et de ce fait nous négligeons parfois nos valeurs. Pourtant nous devrions être en mesure de consacrer le temps dont nous avons besoin pour tout simplement nous maintenir en vie. Puis adoptez un attitude douce afin d’entrer en amitié avec vous-même.

Quand vous sentez qu’une émotion vous envahit et que vous ne savez pas ce qui se passe, demandez-vous : quel aspect important de ma vie est-ce que je néglige ?

Ensuite, dans l’idée de maintenir un dialogue intérieur et de prendre en compte ce besoin de réconfort, nous pouvons ajouter les questions telles que :

Qu’est-ce qui ne me permet pas d’être bien tout simplement ?

De quoi ai-je besoin de prendre soin en ce moment ?

Je vous propose pour cela une méditation guidée que j’ai enregistré pour vous aider : « En s’arrêtant tout simplement ».

*Investigation des neuroscientifiques Antoine Lutz et Richard Davidson de l’Université de Wisconsin-Madison, 1992.