conscience de soi

La résilience : La clef de la renaissance après un traumatisme

« La résilience est un processus, ce n’est pas un état. La définition de la résilience est très simple : reprendre un nouveau développement après une agonie psychique. (…) En psychologie, la résilience est la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité. » (Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue

Qu’est-ce que la résilience ? Pourquoi est-elle nécessaire ?

Boris Cyrulnik l’explique merveilleusement bien. En effet, la résilience est le processus qui nous permet de nous reconstruire, après un choc émotionnel, très souvent déstabilisant. Quelle que soit notre histoire ou notre âge, nous subissons tous des événements douloureux, plus ou moins traumatisants, en fonction de la nature de l’événement et de notre capacité d’adaptation aux tourments de la vie. Un licenciement, un divorce, une maladie, un accident, la perte d’un proche, une catastrophe naturelle, toute situation néfaste qui pourrait donner lieu à une souffrance est susceptible d’engendrer des blessures émotionnelles à long terme et de bouleverser notre quotidien. Quand le malheur nous tombe dessus, le chagrin, l’injustice, la culpabilité peuvent être très difficiles à gérer et à surmonter. C’est une réaction tout à fait légitime et habituelle, une des premières étapes de ce que l’on appelle le processus de résilience. Choisir de ressentir pleinement nos émotions négatives, lorsqu’elles sont là, au lieu d’essayer de les fuir ou de les ignorer, cela peut s’avérer très utile pour reconstruire notre équilibre psychologique.

Comment se déroule le processus ? Quelles sont les étapes à suivre ?

On ne le répète jamais assez, deux personnes qui vivent le même traumatisme ne réagissent pas obligatoirement de la même manière. Certains ont besoin d’un peu plus de temps pour mettre des mots sur ce qu’il vient de se passer, d’autres en parlent tout de suite. A chacun son rythme et sa propre façon d’agir. Mais, quel que soit notre mode de fonctionnement, il est essentiel de ne pas rester bloqué dans le traumatisme et de chercher, le temps venu, à éliminer toute possibilité de développer le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et à mieux retrouver sa place dans le monde.

« La métaphore du tricot de la résilience permet de donner une image du processus de la reconstruction de soi. Mais il faut être clair : il n’y a pas de réversibilité possible après un trauma, il y a une contrainte de la métamorphose. Une blessure précoce ou un grave choc émotionnel laissent une trace cérébrale et affective qui demeure enfouie sous la reprise du développement. Le tricot sera porteur d’une lacune ou d’un maillage particulier qui dévie la suite du maillot. Il peut redevenir beau et chaud, mais il sera différent. Le trouble est réparable, parfois même avantageusement, mais il n’est pas réversible. » (Boris Cyrulnik)

Bien entendu, comme tout processus, la résilience s’apprend et se forge étape par étape, en fonction de plusieurs facteurs. Ce processus peut passer par le besoin d’exprimer ce que l’on ressent, de partager nos pensées et nos émotions, d’essayer de comprendre ou même d’accepter la réalité telle qu’elle est, malgré tout. Les livres et les conférences de Boris Cyrulnik sont un excellent moyen de se familiariser ou de continuer à réparer le mal, si vous avez déjà pris ce chemin. L’accompagnement d’un professionnel, en entretien individuel ou collectif et aussi à prendre en considération, car il est conçu pour vous donner les meilleurs outils, en fonction de vos besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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