Méditation

Comment sait-on qu’on médite ?

La méditation est un mot qui apparaît de plus en plus dans notre monde contemporain. Il accompagne souvent d’autres termes comme bien-être, détente, pleine conscience, posture, spiritualité, et d’autres encore. Le plus souvent, un objet lui est systématiquement associé : le coussin de méditation.
Pour autant, suffit-il de s’assoir avec l’intention de méditer pour vraiment méditer ? Suffit-il de se sentir relaxé pour se dire qu’on a bien médité ? Suffit-il d’avoir bien respecté un rituel pour penser qu’on a fait une bonne séance de méditation ?
Existe-t-il des repères qui nous permettent de réaliser qu’effectivement nous sommes en train de méditer ?
Prendre un bain dans une grande baignoire ne signifie pas forcément qu’on sait nager. S’il est facile pour chacun d’en être conscient, il n’est pas aussi aisé d’être pleinement lucide de « où nous en sommes de notre pratique de méditation ? », ni même de notre intention de méditer.
Bien sûr, l’idéal est d’avoir un guide qui nous éclaire dans notre pratique sur cette question comme sur toutes celles qui apparaîtront au cours de notre vie ; pour autant, de nous-mêmes, il est important de faire un effort de clarté et de sincérité car cela aussi fait partie de ce qu’est « méditer ».
Quand notre esprit suit-il nos pensées ou nos émotions, ou un quelconque stimulus ? Constamment. Lorsque nous méditons, quelque soit le type de méditation que pratiquons, inévitablement nous effectuons un travail pour changer cette constante. Le calme que nous construisons à l’extérieur pour créer les conditions les plus favorables à l’apparition d’un calme intérieur sont les conditions nécessaires à la mise en œuvre d’un esprit qui de « suiveur » va devenir libre de se placer là où notre intention profonde va le décider.
Il ne s’agit pas d’aller vers une concentration comme la nécessaire concentration d’un sportif de haut niveau cherchant une performance ou celle d’un chirurgien œuvrant avec précision pour la santé de son patient, ou celle d’un artisan accomplissant au mieux son travail, non, il s’agit de reconnaître quel est le fonctionnement de notre esprit…quelle est sa vraie nature.
Moi-même, après vingt-cinq ans de pratique de méditation dans la tradition bouddhiste tibétaine, j’ai décidé de consacrer presque quatre ans en effectuant une retraite traditionnelle pour aller plus loin dans cette quête de la reconnaissance de la nature de notre esprit.
Quatorze ans après, poursuivant toujours ma pratique en l’enrichissant de qualifications en « Pleine Conscience » et d’études de Philosophie et de Psychologie, voici quelques conseils :
D’abord, créer un espace-temps vraiment favorable pour vous poser en vue de votre méditation. En suite, adopter au mieux votre posture telle qu’on vous l’a enseignée. Respecté, avec déjà une totale attention, votre protocole ou le rituel qui vous est habituel. Et puis, l’apaisement s’installant, commencez à observer… observer votre respiration… observer vos sensations et émotions… observer l’apparition et la disparition de vos pensées…les espaces entre les pensées, quelles qu’elles soient, agréables ou désagréables…en restant présent à l’expérience de vie que se déroule là… inconditionnellement présent.
Cela, le temps nécessaire pour stabiliser votre esprit à l’observation de tous ce qui traverse le champ de votre conscience.
Voyez quelle est la conclusion de votre observation ?…Puis, observez l’observateur.
Quand vous aurez réussi ce processus, vous serez en train de méditer.
Dominique frau


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